Mini carnet de voyage – Bolivie

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Laguna colorada

 

Lors de mon voyage au Chili, j’ai eu l’occasion de faire une incursion de quelques jours en Bolivie.

Comment ne pas vous en parler !?

Un voyage magique empreint de beauté absolue et d’une solitude rare à l’heure actuelle. Car finalement, cette région d’Amérique du sud m’a semblé bien plus isolée que l’Ile de Pâques…

Allez hop : retour en arrière et focus sur l’un de mes plus beaux voyages !

 

Jour 1

Petit-déjeuner matinal au Chili avant de prendre la route vers la Bolivie, si proche et si différente. De l’autre côté de la frontière, un chauffeur nous attend.

Ça monte et on perd des degrés. Nous voilà déjà à 3.900 m et nous n’y sommes pas encore mais les paysages sont sublimes ! On se rapproche enfin et la route se transforme en piste. Arrivée sur place à 9h : 4.300 m sous un vent difficilement gérable et des températures négatives. Il n’y a presque personne et le décor est lunaire. On attend notre tour dans la voiture en compagnie d’Elvis Presley.

Après le passage chez un fonctionnaire de l’immigration qui aime beaucoup les cachets, nous voici en Bolivie ! On trouve notre chauffeur pour continuer l’aventure et on se rend vite compte que ça va être un peu différent des jours précédents. Le niveau de vie est manifestement tout autre de ce côté de la frontière et mes restes d’espagnol vont devoir être mis à contribution ! L’état de la voiture et des wc ne sont qu’un petit aperçu 🙂

Nous entamons notre périple par la réserve nationale Eduardo Avaroa et la majestueuse Laguna Blanca. Il y a tellement de vent qu’on peine à ouvrir la porte mais je ne voudrais rater le spectacle pour rien au monde.

Laguna Blanca

En poursuivant notre route, nous arrivons à la Laguna Verde. C’est l’arsenic qui lui donne cette couleur parait-il. Une jeep est en panne et notre chauffeur s’arrête pour aider.

Laguna verde

Nous nous arrêtons pour manger notre pique-nique dans une salle jouxtant des thermes en plein air. Après réflexion, je n’ai pas osé y entrer : trop froid et trop de vent dehors ! Notre premier repas est très sympa même si on apprend a posteriori que l’on vient de déguster du lama. Et ça devait être un jeune lama puisqu’après 4 ans, la viande devient trop coriace. Un petit pincement au cœur mais je dois avouer que sur le moment, j’ai trouvé ça très bon ! Un petit thé à la feuille de coca et c’est reparti !

Quelque part en Bolivie

A 5.000 m, nous partons en balade à travers un champ géothermique. Bien moins sécurisé qu’au Chili (mais ça vous vous en doutiez). Les entrailles de la terre bouillonnent et dévoilent 1000 couleurs.

Geyser

Ensuite c’est la Laguna Colorada qui nous attend ! Je l’avais vue en photo mais la réalité est indescriptible. Un peu freinés par le vent, on s’aventure plus près. C’est irréel et magnifique.

Laguna Colorada

Dernière étape du jour : le désert de « Dali » avec ses statues de pierre au milieu de nulle part dont le célèbre arbre de pierre.

L'arbre de pierre

Nous passerons la nuit dans un hôtel très isolé sous les étoiles. On a de l’eau chaude et après le froid de cette journée, c’est une bénédiction. Repas sur place et à 9h, l’électricité sera coupée. En effet, tout fonctionne par panneaux solaires et il faut être économe. Nous allons donc dormir tôt sous des kilos de couvertures.

 

Jour 2

Jusqu’ici nous avons bien supporté l’altitude mais, à 5.000 m, on commence à la sentir. Petit mal de crâne et fatigue. Chaque mouvement demande plus d’effort qu’habituellement. Il n’y a plus d’eau chaude, on a été bien inspiré de se laver la veille. Cela passera avec le petit-déjeuner.

Lagune

Nous reprenons la piste et suivons les lagunes. Les couleurs changent, le soleil est éclatant et on s’arrête un bon moment pour une balade le long de la Laguna Honda. Des milliers de flamands roses s’y trouvent et ne s’inquiètent aucunement de notre venue. C’est fou de les voir de si près ici alors qu’au Chili, on en voyait au mieux deux ou trois au loin. Le spectacle est inouï et inoubliable (désolée de me répéter, c’est l’enthousiasme !).

Laguna Honda

Laguna Honda

Laguna Honda

Laguna Honda

Certains volcans de cette région sont encore actifs, de la fumée s’échappe de leurs cimes enneigées. Le décor est idéal pour un lunch !  Le tout est de trouver un coin un peu abrité 😉

Pause repas au milieu de nulle part

On traverse ensuite un salar mais ce n’est pas encore Uyuni. La mer recouvrait cette étendue il y a longtemps. C’est ce que l’on comprend face à des massifs de corail pétrifié dans lequel on se balade l’après-midi.

Marée de pierre

San Pedro de Quemes nous accueillera pour la nuit. Après un bon thé chaud, nous partons découvrir le village dont une bonne partie est en ruine. C’est magique de se promener sous le soleil couchant dans les petites rues du vieux village.

Toujours pas de téléphone public disponible dans les environs mais un peu de réseau quand même. Cela nous permet de donner des nouvelles à nos proches. En fait, l’hôtel n’a pas le téléphone mais une antique radio CB ! Très peu de chauffage encore une fois, on enfile les couches, on va manger et puis au lit !

San Pedro de Quemes

San Pedro de Quemes

San Pedro de Quemes

Troupeau de lamas

Jour 3

La journée débute avec la visite d’un site très particulier : la Cueva del Diablo, un cimetière Chullpas (pré-inca) qui semble toujours très important pour les locaux. Juste à côté se trouve la grotte de las Galaxias couverte de « dentelles » de pierre.

Site Chullpas

Cimetière Chullpas

Cimetière Chullpas

Grotte de las Galaxias

Après avoir repris la piste et croisé quelques vigognes, nous arrivons enfin au Salar d’Uyuni. Que dire ? Nous sommes seuls, c’est immense, la blancheur est éblouissante et pailletée, le ciel intensément bleu… le spectacle est magique. C’est le moment idéal pour les photos de touriste en jouant sur la perspective. Un peu idiot mais on s’amuse bien 🙂

Je n’ai pas de mots pour décrire le lieu… c’est fou ? Mieux qu’en photo ? Irréel ?

Salar d'Uyuni

La vue incite à la pause pique-nique. Plus que le repas, c’est le moment que je savoure posée sur un rocher au milieu de la mer de sel.

On file ensuite vers « l’ile » Inca Huasi. Les distances sont impossibles à estimer, on n’en finit pas d’approcher de l’ile ! Étonnant d’ailleurs d’arriver sur cette ile couverte de cactus. Ils sont un peu incongrus dans ce paysage digne du pôle nord… et il y a des gens ! Je suis presque contente de croiser des touristes après plusieurs jours en tout petit comité !

Certains cactus ont 800 ans et sont énormes. On passe sous des arches naturelles et, fait unique durant notre séjour : il n’y a pas de vent, on profite vraiment du soleil. Au sommet, nous rendons hommage à la Pacha Macha.

Inca Huasi

Inca Huasi

Et c’est là qu’arrive le problème technique pressenti : la voiture ne démarre plus. Apparemment il ne s’agit que d’un problème de carburant. Nous prenons donc notre mal en patience et partons à la rencontre des lamas. On repartira en priant pour ne pas tomber en panne…

Lama

Fin d’après-midi, nous découvrons notre hôtel en sel. Oui en sel, même les tables et les chaises sont dans ce matériau ! Après un thé de bienvenue, nous partons visiter le village de Tahua. L’hôtel surplombe des cultures de quinoa et des enclos pour animaux. Un petit chemin se faufile entre les murets pour nous emmener à l’église dédiée à Saint Jean-Baptiste. Des habitants finissent de travailler dans les champs, la vue sur le paysage et les volcans est superbe… Encore un instant plein de grâce.

En bordure du salar

Tahua

Tahua

Retour à l’hôtel avant la nuit obligatoire, inutile de vous dire que l’éclairage public est réduit à sa plus simple expression ! Nous prenons donc notre repas dans une salle toute en sel, entourés de braseros. La cuisinière porte de longues tresses et un chapeau très typique. Un groupe de danseurs locaux viennent mettre un peu d’ambiance. Ils se produisent pour récolter des fonds pour un orphelinat. C’est simple mais très beau.

Volcan

Demain nous retournerons au Chili, si proche et si loin en même temps.

 

Jour 4

Un mini tremblement de terre a fait s’effriter une partie du mur de notre chambre ! Cela ne nous empêchera pas de reprendre la route alors que nous n’avons toujours pas réellement fait le plein. D’autant plus que le capot a tendance à se soulever dès que l’on prend un peu de vitesse ! 🙂

Après une dernière traversée du Salar, nous nous arrêtons dans une ancienne gare/cimetière de trains. Impressions bizarres en parcourant les vieux wagons en bois…

Train abandonné

Le passage par le bureau bolivien est rapide et sympathique. Ca rigole beaucoup moins du côté chilien : formalités en tout genre, déballage des sacs, fouille des véhicules et longue attente.

 

Toujours dans un No Man’s Land mais au Chili, nous roulons vers de nouvelles aventures !

 

 

 

 

2 Réponses

  1. Magnifique! Tes photos me font rêver!

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