Le voyage entre parenthèses

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Mer du nord

 

Ceux qui me lisent régulièrement ont certainement remarqué une longue pause dans mes publications.

 

Un peu par perte du goût d’écrire mais également parce que j’ai hésité longtemps à livrer ce billet. Et en même temps, les blogueurs ont parfois tellement l’air d’avoir une vie de rêve que cela n’a plus rien de réel. Cela ne fait donc peut-être pas de mal de sortir un peu de cette tendance « van arc-en-ciel » et « bouée licorne ».

Finalement ce qui m’a décidé ce sont les nombreux débats sur des forums de voyageurs concernant la combinaison du voyage et de la maladie. Souvent il s’agit de la crainte de partir en laissant un proche malade avec ce que cela peut entrainer de culpabilité, même en se disant que chacun doit suivre sa voie.

Mais que se passe-t-il quand la maladie vous frappe vous ? Que du jour au lendemain vous ne pouvez plus rien envisager avec certitude et qu’il est évidemment exclu de partir des semaines à l’autre bout du monde ?

 

Oui on continue à rêver de contrées lointaines… Pour plus tard.

 

Ce ne sont pas les idées qui manquent… Namibie, Pérou, Cambodge, Cuba, Inde… Ou plus proches comme l’Écosse, L’Irlande, la Grèce, la Sicile…

Mais la perspective a changé.

 

Et j’ai aussi fait de belles découvertes !

 

Le plus dur pour moi n’est finalement pas d’être malade mais d’être diminuée physiquement. C’est une entrave à la liberté, à l’indépendance, une cassure en plein élan. L’impossibilité de faire ce que l’on faisait. On remet les compteurs à zéro et on doit lâcher prise. C’est un chemin en soi. Une aventure très personnelle.

 

Combien de temps avant de pouvoir refaire une rando, de courir ou d’arpenter une ville dans ses moindres recoins ?

 

Chaque petit-weekend est une victoire. La Champagne, Paris, Amsterdam… évidemment ce n’est pas Tokyo, Sydney ou New York mais les bons moments sont au rendez-vous malgré tout. Et je chéris ces respirations d’autant plus. Rien n’est acquis et tout est à prendre. Cela doit dépendre des gens mais ces minis escapades me permettent de continuer à me réjouir et à ne pas devenir une complète casanière !

 

Je savais que ma famille serait là pour moi. Cependant la plus belle surprise réside en la valeur de l’amitié. J’ai toujours beaucoup investi ces relations mais, paradoxalement, j’aurais aussi pu partir du jour au lendemain en mettant des milliers de kilomètres entre nous sans presque me retourner. Serais-je encore capable de ça maintenant que ce sont ces personnes qui me portent, qui m’entourent d’une affection sans limite et me permettent d’être forte ? En aurais-je seulement encore l’envie ?

 

De tout cœur, je veux leur dire merci. Dans cette épreuve, je me rends compte de la chance que j’ai d’être si bien entourée. Mes projets de voyages futurs me motivent mais c’est sans aucun doute grâce à mes proches que je tiens au jour le jour.

 

Si vous connaissez aussi des moments difficiles, où que vous soyez, mes pensées vont vers vous.

 

Amélia

 

 

11 Réponses

  1. Vous avez eu raison de partager votre billet ! Merci !

  2. Tes mots…ta douleur…ta force!
    Merci pour ces quelques lignes

  3. Bonjour Amélia,
    Je suis la marraine de Vanessa BOUHY.
    J’attendais un petit signe de ta part pour te dire que je pense très fort à toi depuis que j’ai appris que tu es malade.
    Je te sais très forte et je t’envoie plein d’ondes positives pour vaincre cette maladie qui se met en travers de ton chemin.
    Prends bien soin de toi !
    Je te fais un gros câlin plein d’affection.
    Bisou,
    Monique

  4. Hello Amélia,

    Tout d’abord je suis triste de lire que tu es malade. j’avais eu plaisir à discuter brièvement au WAT16. Je t’envoie toutes mes bonnes ondes.
    Ton billet résonne beaucoup en moi, car j’ai aussi depuis plusieurs années des soucis de santé qui peuvent alterner mon quotidien etc… Mais tu es tout à fait juste dans la façon de voir les choses : celle de profiter dans tout ce qui se présente à nous et dans la mesure du possible. Cela entretient ton lien avec le voyage, qu’importe on peut voyager loin ou à côté de chez soi, il y a tellement de façons de faire des découvertes. Mais plus encore, cela ne peut que t’apporter du positif dans le lot de galères amené par ces soucis.

    Je t’embrasse

  5. Vanessa Bouhy

    Sinon à part ça, moi je vote pour l’Ecosse (tu sais pourquoi… 😉 ).

    Bisous!

  6. Bonjour Amélia,

    Nous sommes toutes deux liégeoises mais ne nous connaissons que grâce à notre passion commune et les réseaux sociaux.

    Je dois bien admettre que votre absence prolongée m’étonnait beaucoup… Et la raison de celle-ci, que vous évoquez avec pudeur, m’incite à vous adresser mes plus chaleureuses pensées et vœux sincères de prompt rétablissement.

    De mon expérience personnelle, j’ai appris que ce genre d’épreuves rendait finalement plus fort et aidait à voir la vie de façon peut-être plus « saine ». La passion du voyage, quant à elle, reste intacte. J’espère que ces quelques mots vous apporteront un peu de réconfort.

    Prenez bien soin de vous.
    Je vous attends, en pleine forme et dès que faire se peut, sur IG, FB ou ailleurs.

    À bientôt.

    Carine

    • C’est vrai que cela fait un moment que l’on se suit sur différents réseaux !

      Merci beaucoup pour votre message. Ça me touche beaucoup, surtout de la part d’une personne qui partage la même passion. J’espère effectivement que tout cela sera bientôt derrière moi et que la leçon sera positive au final.

      A bientôt !

      Amélia

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