Carnet de voyage – Japon

Classé dans : Horizons lointains | 25

 

Mont Fuji

 

Le Japon… des années que j’en rêvais…

Villes gigantesques, temples ancestraux, littérature et mangas, cuisine… Tout me faisait envie !

Et je n’ai pas été déçue 🙂

Je ne peux dès lors m’empêcher de partager ce merveilleux voyage avec vous !

 

Jour 1

Vol Bruxelles – Istanbul – Tokyo Narita

 

Jour 2 – Tokyo

Nous y sommes, décalés, fatigués mais heureux !

Après récupération des sacs à dos, nous embarquons dans le Narita express à destination du centre de Tokyo. Et on sent déjà la qualité de l’organisation nippone : guichet bien indiqué, numéros de voiture et de siège, départ ponctuel, train nickel et toilettes multifonctions !

Cette première journée sur place fut assez light suite aux deux dernières courtes nuits.

Direction le palais impérial ou plutôt son parc. La balade est agréable, entre étangs et buissons, sous un ciel bleu électrique. Le tout en essayant de ne pas s’endormir sur un banc 🙂

Détour ensuite par Ginza pour casser le croute. Premier essai concluant de la cuisine locale : le burger de wagyu est délicieux !

Extinction des feux dès le coucher du soleil ! Le voyage s’annonce bien !

Parc du Palais impérial

Parc du Palais impérial

 

Burger de wagyu

 

Jour 3 – Tokyo

L’avantage de se coucher tôt c’est qu’on se lève de bonne heure le lendemain !

Rapide petit-déjeuner dans notre business hôtel et hop, nous voilà partis pour des kilomètres à pied. La motivation des débuts sans doute !

On aperçoit l’Asahi Super Dry Hall, édifice très particulier dessiné par Philippe Starck pour le brasseur.

Asakusa

Et pour commencer, le quartier d’Asakusa ! Ses échoppes, le célèbre Senso-ji qui est l’un des plus vieux temples de Tokyo, les petites rues…

Senso-ji

Senso-ji

Senso-ji

 

Ces petites rues nous mèneront jusqu’au parc d’Ueno avec ses temples, son zoo et ses musées. On se perd dans les allées et on profite du soleil au bord du lac.

Parc d'Ueno

 

Nous reprenons ensuite notre marche vers Yanaka et son célèbre cimetière non sans faire une pause dans une jolie pâtisserie dont le service fut une vraie cérémonie. Je crois qu’on ne l’oubliera jamais !

Depuis notre départ ce matin, les kilomètres défilent et il faut bientôt nourrir les machines mais nous nous trouvons alors dans un quartier pas du tout touristique. Aucune supérette en vue, encore moins des restaurants avec menu en anglais. On tombe alors sur un mini resto un peu défraîchi tenu par une charmante petite vieille dame. Nous sommes seuls, on ne se comprend pas du tout mais on rigole bien. Heureusement les plats en cire à l’entrée nous aident un peu, ce sera donc ramen et viande panée… quelle viande ? aucune idée ! Finalement ce fut un bon repas et l’un des moins chers de notre séjour.

Toujours aussi motivés mais peut-être pas encore très au fait des distances à Tokyo, on repart vers Shinjuku (oui toujours à pied) en s’arrêtant dans un petit temple au charme fou : le Nezu-Jinja. L’étape suivante est un joli moment de détente au Koishikawa Korakuen, le plus ancien jardin de la ville.

Nezu-jinja

Le soleil va bientôt se coucher et nous testons le métro pour se rendre à la « Mairie de Tokyo ». Le bâtiment, signé Kenzo Tange, donne accès gratuit au 45e étage pour une vue panoramique sur la ville. On nous avait dit que quand le ciel était dégagé, on pouvait voir la silhouette du mont Fuji et… c’est vrai !

Vue sur Tokyo et le Mont Fuji au loin

Vue sur Tokyo

Et c’est à ce moment qu’on a eu envie d’un peu de luxe en se remémorant le film « Lost in Translation » et nous sommes donc aller prendre un verre au Park Hyatt qui lui a servi de décor. Probablement l’un des cocktails les plus chers de ma vie (quoi que je n’y ai quand même pas laissé un bras non plus) mais assurément celui qui m’a offert la plus belle vue : l’immensité tokyoïte de nuit depuis le 52e étage…

Retour ensuite dans le cœur de Shinjuku ! Lumières partout, bruyantes salles de pachinko, salarymen et groupes d’étudiants… Ca grouille ! On essaie quelques établissements, ils sont complets. Comme nos pieds commencent à fatiguer, on se rabat sur le centre commercial au dessus de la gare. Et là… magie ! Plein de bons petits restos nous tendent les bras. On teste nos premiers teppanyaki avec une bonne bière. Avant de se laisser tenter par une petite glace et un tour dans les magasins.

Dans le métro qui nous ramène, je repasse en revue toutes les images que j’ai déjà en tête. J’avais peur de ne pas apprécier le gigantisme de Tokyo mais en fait on s’y sent bien et je me rends compte que cette étape sera trop courte.

 

Jour 4 – Tokyo

Le décalage est digéré mais on essaie quand même de démarrer tôt car on commence par le marché au poisson ! Trop tard pour la criée du thon rouge (pas envie de se lever à 5h) mais pas pour découvrir le dédale d’échoppes, assister à la découpe de différents spécimens, ou trouver des moules plus grosses que ma main ! Le tout en essayant d’éviter les « charriots à moteur » qui sillonnent les lieux à toute vitesse. Impressionnant !  Il est encore un peu tôt pour des sushis mais les files sont déjà bien présentes devant les restaurants. Tant pis…

Marché au poisson

Marché au poisson

Non loin du marché se trouve le Hama-Rikyu Onshi-Teien, un merveilleux jardin au bord de la Sumida. Et c’est justement le week-end du « festival de la cérémonie du thé » ! On ne l’avait pas prévu mais on saisit l’occasion et on s’inscrit pour une initiation avec traduction en anglais. Des ponts, des champs de fleurs, des étangs, des dames en kimono partout… On savoure notre traversée du parc jusqu’à l’endroit voulu. La cérémonie est courte et pédagogique. Finalement, il y a peu de participants non japonais et on nous accorde beaucoup d’attention : explication sur la manière de tenir la tasse et de la rendre ou encore à propos du manju (petite brioche traditionnelle aux haricots) que l’on nous offre en dégustation.

Jardin Hama-Rikyu

Jardin Hama-Rikyu

Après un pique-nique improvisé, on se retrouve ensuite au temple Zojo-ji où la sérénité n’est pas de mise. La fête bat son plein ! Pourquoi on ne le saura pas, mais il y a des stands partout et un spectacle de danse a lieu sur les marches du temple. On s’y arrête un moment avant de repartir vers la Tokyo Tower qui est en fait plus belle de loin que de près. On se décide à pousser jusqu’au Sengaku-ji, temple célèbre pour l’histoire de la tragique fin de 47 ronins. C’est surtout le cimetière qui est à voir. On est enveloppé d’encens, un vieux monsieur fait le tour de toutes les tombes et les salue une à une, l’atmosphère est vraiment particulière.

Zojo-ji

C’est là que notre motivation à commencer à nous jouer des tours. On s’est dit : « Allons jusqu’à Odaiba ! et il parait que la vue du Rainbow Bridge est super. Ouiii faisons ça ! ». Je vous le dis tout de suite si un jour vous êtes tentés par la même idée : prenez le monorail. Parce que oui la vue est jolie, mais vous allez surtout faire 2km le long d’une autoroute suspendue !
Finalement arrivés à destination, on longe une plage de sable. La statue de la liberté est beaucoup plus petite que l’originale mais la grande roue est par contre aussi grande que l’on pouvait s’y attendre. Odaiba c’est le royaume des shopping malls, on tente donc le Venus fort. Les magasins y sont intégrés à un décor rappelant l’Europe du XVIIIe siècle. Balcons, fontaines, ciel changeant et même une place de l’église ! Bref, un petit coin d’Italie en carton-pâte. C’est là qu’on prend conscience de l’ampleur de la société de consommation au Japon. Il y a de tout (même une dolorean !), impossible d’en faire le tour, et les bonnes affaires sont au rendez-vous !

Venus Fort

 

Nous passerons la soirée à Shibuya. Le carrefour à la sortie de la gare vaut largement Time Square. Des écrans, des vitrines, des pubs volume à fond, des écrans partout et des gens… beaucoup de gens… Les plus grands passages pour piétons du monde sont certainement là. Des centaines, si pas des milliers de personnes, s’y croisent sans le moindre heurt avec une politesse toute japonaise.

Shibuya

Ramen

Difficile de s’orienter, il y a tellement de choix ! On se laisse finalement tenter par des ramen et une bière à un comptoir. Tout le monde avale ses nouilles à grand bruit et nous on essaie de ne pas rire. Encore une fois, c’est délicieux.

Après un petit détour par les quartiers chauds du coin, on retourne prendre le métro. On part vers d’autres aventures dès le lendemain mais, c’est confirmé, Tokyo va me manquer.

 

Jour 5 – Nikko

Au départ de Tokyo, on embarque dans le train pour Nikko, une petite ville au nord. Il fait moins beau ce jour-là mais la bruine va bien à ces bâtiments séculaires et aux murs de pierre remplis de mousse.

Avant d’entamer la visite des temples, on s’arrête manger. Aurait-on fait le mauvais choix ? Ca sent la cigarette et le mur n’est plus blanc depuis longtemps. On nous installe avec un gros monsieur qui lit des mangas tout en reniflant à tout va. Finalement, on récupère la table entière et le repas est bon. Il s’avère que le patron est plutôt bavard et philosophe à ses heures. Lorsqu’il se rend compte que l’on parle français, il nous fait part de son amour pour France Gall, Adamo etc, et retrouve même un cd de Polnareff. Je m’attendais à tout sauf à me retrouver à apprendre un jeu de société japonais au son d’une vieille chanson de Polnareff !

On s’est un peu attardé, le plaisir de la rencontre sans doute. Nous n’aurons pas le temps de voir tous les temples. Certains étant en travaux, on se rend au Tosho-gu. Le temple est clinquant mais magnifique. On fait le tour des pavillons, de la pagode, on monte jusqu’à la terrasse puis on se déchausse pour entrer dans le cœur des temples avec un groupe. Un prête nous explique beaucoup de choses auxquelles nous ne comprendrons rien mais cela nous permet d’admirer la décoration intérieure. On croise un trio de singes symbolisant le bouddhisme tendai (je n’entends pas le mal, je ne vois pas le mal, je ne dis pas de mal), des dragons mais aussi une très célèbre sculpture de chat.

Nikko

Nikko

Nikko - voeux

Nikko

Après une balade dans les allées boisées, nous nous redirigeons vers la ville et l’illustre pont de bois rouge. Les petites pâtisseries sont légions, on en profite pour tester quelques spécialités dont les noms nous sont hélas inconnus.

Nikko

Nous sommes de retour à Tokyo pour la nuit : un bon burger chez Brozers, empaquetage et au lit !

 

Jour 6 – Hakone

Grande première : le shinkansen ! Après avoir réservé nos sièges, nous voilà en route vers Hakone en espérant bien voir le mont Fuji. A Odawara nous abandonnons le train pour le bus. Le trajet dure une heure et est plein de tournants (on prend de l’altitude) mais n’est pas désagréable. On a déjà la chance de voir quelques vallées, des arbres qui rougissent et des collines couvertes de roseaux.

On découvre ensuite ce qui sera le plus bel hôtel de notre séjour mais pas la chambre car l’heure c’est l’heure au Japon et le check-in se fait seulement à partir de 15h. Nous descendons donc manger un bout à la station puis prenons le bateau pour traverser le lac Ashino. Et le bateau est… un bateau pirate totalement kitsch ! Pourquoi, nous ne le saurons jamais mais bon tant qu’il navigue…

Le ciel est bleu électrique, les chances sont réelles de voir le mont Fuji si souvent entouré de nuages. Il fera sa majestueuse apparition au milieu du lac. Je pense avoir rarement pris autant de photos en si peu de temps !

Mont Fuji

Une fois à Moto-Hakone nous partons en balade entre les cryptomerias et dans le beau parc Onshi qui nous offrira de magnifiques vues sur le mont Fuji et le lac.

Hakone

Hakone

Hakone

Nous retraversons le lac pour découvrir notre chambre de style japonais et profiter du onsen (source chaude) au sein de l’hôtel. Ces bains ne sont pas mixtes et l’on s’y baigne nu après s’être consciencieusement lavé. Quel bonheur de se détendre dans une source en plein air seulement entouré du silence et des sapins…

Le repas est servi à 18h pile. Une multitude de petits plats nous attendent déjà à table : sashimi, poisson grillé, pot au feu, soupe, légumes… Heureusement il y avait une petite fiche pour nous dire ce que c’était et dans quel ordre manger ! C’est un délice, une panoplie de saveurs différentes et parfois inconnues pour nous.

De retour dans notre chambre, nous installons les futons et tentons de regarder un peu la télé japonaise. Finalement, nous nous plongerons dans nos deux romans de Haruki Murakami.

 

Jour 7 – Hakone

La région se prête bien à la randonnée. Ainsi après un bon petit déjeuner en terrasse et un passage par le Visitor Center, nous partons en balade pour plusieurs heures.

On commence par longer paisiblement le lac puis ça se corse et on part à l’assaut des collines (des montages).

Rando à Hakone

Rando à Hakone

 

On traverse forêts et bambouseraies, on voit jusqu’à la mer et on admire le mont Fuji. Le ciel est toujours aussi bleu et le soleil brille. C’est dur mais c’est beau.

 

Rando à Hakone

Mont Fuji

Le repos bien mérité sera pour l’après-midi avec de la lecture sur la terrasse de l’hôtel puis passage par le onsen.

Le repas sera encore une fois constitué d’une multitude de petits plats aussi bons les uns que les autres. On tente le sake mais on revient finalement à la bière.

On se sent bien dans cet hôtel et la région est superbe. Quelle chance en plus d’avoir un ciel si bleu qu’il nous a permis d’admirer le Fujisan pendant deux jours…

Avant de dormir, on sent une odeur bizarre. Puis on entend du bruit. C’est ainsi qu’en passant la tête par la fenêtre ouverte, on tombe sur des sangliers en train de déguerpir dans la pelouse de l’hôtel !

 

Jour 8 – Kyoto

Petit-déjeuner de bonne heure avant le départ pour Kyoto. Un peu tôt pour profiter du soleil en terrasse cette fois. Le jardin porte les marques de la visite des sangliers. On part reprendre le bus pour Odawara et puis ce sera de nouveau le confort du Shinkansen.

Les paysages défilent et on arrive rapidement à Kyoto. Après avoir déposé nos sacs à notre guesthouse et manger un bout, nous traversons le Nishi Hongan-ji puis visitons le parc du palais impérial. Puisque nous sommes déjà dans la partie nord de la ville, nous poussons jusqu’au Daitoku-ji, un sanctuaire comprenant plusieurs temples et un jardin zen.

Parc du palais de Kyoto

Daitoku-ji

Pour retourner vers le centre, nous empruntons le métro qui est beaucoup moins développé qu’à Tokyo. Direction le quartier de Ponto-cho qui garde encore sa vocation de quartier de plaisir dans tous les sens du terme. Les maisons en bois sont éclairées de lanterne, il y a des petits ponts enjambant un cours d’eau et des restaurants partout. Nous croisons même quelques geishas.

Ce soir, on teste le wagyu au barbecue ! Celui-ci est incrusté dans la table et il ne faut pas s’attendre à un gros pavé mais à 150g max coupé en tranches épaisses. J’ai l’impression de me répéter mais c’était un délice.

Ponto-cho

Gion

 

Nous irons ensuite faire un tour dans le mythique quartier de Gion, non sans avoir acheté un petit dessert en chemin : une brochette de dango, des petites boules sucrées en pâte de riz. Gion, qui se situe sur l’autre rive, est le quartier où travaillent le plus de geishas. Il reste quelques rues anciennes très agréables à parcourir.

Retour à pied jusqu’à notre guesthouse et notre studio assez grand et bien équipé. Vu les distances parcourues et le système de transport en commun moins facile d’accès pour nous qu’à Tokyo, on se dit que pour les prochains jours, on louera des vélos. La ville est assez plate, ça devrait aller… (hum :-))

 

Jour 9 – Kyoto

Pour commencer la journée, nous découvrons qu’une délicieuse petite boulangerie est installée dans notre rue ! Quelle bonne idée ! On prend des forces pour le vélo ! Puis on prend la route pour l’est de la ville et plus précisément pour la partie sud d’Higashiyama. Il faudra faire des choix, on ne pourra pas tout faire. Kyoto compte des dizaines de temples et beaucoup valent la visite mais ils sont un peu éparpillés en périphérie.

Première étape : le Kiyomizu-dera ! Pour y arriver ça monte pas mal mais la multitude de petits magasins nous distraient de l’exercice. Une fois en haut la vue est superbe, on surplombe toute la ville ! La foule est bien présente et de nombreuses classes sont en excursion. Je me fais d’ailleurs interroger par un groupe de jeunes filles dans le cadre de leur cours d’anglais et repars avec un marque-page origami en souvenir. Je le garderai bien précieusement.

Vue sur Kyoto

On remonte ensuite tout doucement vers le nord en passant par le parc Maruyama-koen et le temple Chion-in où nous avons la chance de pouvoir suivre une procession de moines avec musique et costumes.

Procession

Jolies rues commerçantes, cours d’eau, un petit banc… l’endroit est parfait pour un pique-nique sushis au soleil ! On réenfourche ensuite nos montures plein nord pour arriver au Heian-jingu après un passage sous un immense torii. Sur place, nous avons le plaisir d’assister à un spectacle de danse traditionnelle par des dames d’un certain âge. Quelle grâce… On ne connaîtra jamais le pourquoi de ce moment mais on ne l’oubliera jamais.

Cérémonie

Danse

Nous empruntons ensuite le « chemin de la philosophie » qui longe un canal au pied des collines pour nous mener jusqu’au Ginkaku-ji, le célèbre pavillon d’argent et ses superbes jardins.

Le chemin de la philosophie

Magasins sur la route

Ginjaku-ji

Ginjaku-ji

 

L’air de rien, le soleil décline déjà. On flâne un peu avant d’entamer la retraversée de la ville vers notre « chez nous » temporaire.

Soleil couchant

 

Jour 10 – Nara

On traine un peu ce matin là avant de prendre le train qui nous mènera vers Nara, l’une des anciennes capitales du pays. Encore une fois, prendre le train est un plaisir. Tout est organisé, propre, bien pensé.

La plupart des sites se trouvent dans le parc principal. Pour y arriver nous longeons la rue commerçante non sans être attirés par le malaxage intense et spectaculaire d’une pâte verte qui ressemble à un dessert. Aucune idée de ce que c’est mais on goûte ! Bon ben… heureusement qu’on n’a pas acheté une boite :-). C’est vraiment une des rares choses au Japon que j’ai trouvé mauvaise.

Nara est connue pour ses daims vivant en liberté et plus ou moins apprivoisés. En bons touristes, nous sommes tout contents de croiser les premiers spécimens. On prend des photos, on fait coucou et on se fait bouffer la moitié de la carte de la ville par un daim un peu trop gourmand ! On sera plus prudents à l’avenir !

Daim à l'entrée du métro

Un daim à Nara

Une pagode croise notre chemin puis ce sera le Todai-ji, ce majestueux temple qui abrite l’une des plus grandes statues de bouddha. Le bâtiment date du 8siècle et l’on reste vraiment admiratif devant l’imposant Daibutsu.

Todai-ji

Todai-ji

 

Nous improvisons un pique-nique en nous méfiant maintenant des daims avant de partir nous balader dans le parc. Nous croisons une multitude de temples et d’autels dont je n’ai pas retenu les noms. Une fois que l’on s’éloigne du sanctuaire principal, le silence reprend ses droits et nous évoluons sur des chemins entourés de lanternes de pierre. Le Kasuga Taisha était particulièrement charmant. Pour terminer notre visite : pause au soleil dans un pavillon de bois surmontant un étang.

Temple à Nara

Pavillon sur l'eau

De retour à la gare de Kyoto, c’est mission shopping-souvenirs ! On hésite entre les restaurants et finalement optons pour l’achat de plein de bonnes choses à emporter pour manger dans notre studio. Le tout accompagné d’une bonne bière locale évidemment.

 

Jour 11 – Kyoto

Kyoto, tant de choses à faire et à voir…

Toujours à vélo, nous partons vers l’ouest voir la bambouseraie d’Arashiyama. C’est très beau mais la foule nuit un peu à la magie de l’endroit. On balade, on croise des araignées géantes, on savoure des brochettes de fruits… Puis on se décide à rejoindre le Kinkaku-ji.

Arashiyama

Sur la route

La route est splendide. On longe des champs, un lac, des collines. On passe devant différents temples pour arriver finalement au Kinkaku-ji, le célèbre pavillon d’or. Il s’agit d’un des monuments les plus connus du Japon.

Kinkaku-ji

Après une balade au centre ville, nous retrouvons des amis japonais rencontrés à l’étranger il y a quelques années. Leur mission : nous faire goûter un maximum de choses en une soirée ! Nous les suivons dans les petites rues et nous installons dans un restaurant traditionnel sur des nattes à même le sol pour une soirée « tapas à la mode japonaise » : sushis, makis, sashimis, poissons grillés, asperges au lard, tempura … tout est absolument délicieux. La bière et le vin aussi d’ailleurs. Bien repus, nous allons ensuite boire quelques verres de liqueur de prune et de pêche. Je conseille !

Un peu triste de les quitter, plusieurs années s’écouleront certainement avant de se revoir…

 

Jour 12 – Hiroshima

Nous sommes loin d’avoir fini de faire le tour de Kyoto mais le shinkansen nous emmène maintenant vers Hiroshima. Cette ville n’était pas une de mes priorités et pourtant ce fut un coup de cœur.

Nous passons par l’hôtel déposer nos bagages. Décidément, les business hotels sont une très bonne option au Japon !

En route pour le château, nous tombons en plein « Food Festival » ! On n’en demandait pas tant ! C’est dimanche et les échoppes font le plein. Nous décidons de tester l’onokomiyaki une spécialité de la ville et nous asseyons au soleil au bord de l’eau face au château. Dois-je dire que c’est l’un des plus beaux sites de pique-nique de ma vie ?

Food Festival

Onokomiyaki

Château d'Hiroshima

Nous croiserons ensuite des dizaines de jeunes habillés de façon plus extravagante les uns que les autres. Il règne une joyeuse ambiance de carnaval bon enfant. Après une glace en passant, nous arrivons enfin dans le quartier du mémorial. Le dôme de la bombe A tient toujours et de l’autre côté du fleuve s’étend le parc du mémorial. Des commémorations ont lieu, personne n’oublie ce qu’il s’est passé ici le 6 août 1945. Le musée pour la paix est particulièrement émouvant et intéressant. Sans tomber dans le sensationnalisme, il permet de comprendre les événements et leurs conséquences. On n’en ressort pas tout à fait comme on y est entré.

Dôme de la bombe A

Hommage

Hiroshima est une ville agréable, à taille humaine, très vivante et accueillante. On n’y sent bien. Ce qui peut paraitre paradoxal compte tenu de la charge historique du lieu.

Un peu de shopping, sport national, et on teste un fast food japonais : Mos Burger. Pas cher, vraiment bon et avec service à table. Ben oui, on est au Japon quand même.

Petite balade nocturne entre pachinkos, bars et karaoke… Hiroshima est décidément une ville qui sait s’amuser.

Carnaval? Non un dimanche à Hiroshima

 

Jour 13 – Miyajima

Le Japon est un archipel et pourtant nous n’avons pas encore beaucoup vu la mer. Mais, aujourd’hui nous voyagerons en bateau jusqu’à l’ile de Miyajima. Cette ile, considérée comme l’un des plus beaux endroits du pays, est surtout connue pour son torii rouge qui est comme posé sur l’eau à marée haute. Il donne accès à un beau sanctuaire en bord de mer.

La mer

Torii

 

Les daims, déjà croisés en nombre à Nara, sont également bien présents ici. Et tout aussi intéressés par le contenu des sacs !

Après un passage obligé par la rue commerçante pour admirer la plus grande spatule à riz du monde et glaner quelques cadeaux souvenirs, on choisit un petit resto très typique pour manger. Tellement typique qu’on a du mal à comprendre ce que l’on va manger ! Ce sera finalement des nouilles avec des ingrédients assez indéterminés ! On ne s’attarde pas et on débute la balade en visitant temples et pagodes. Nos pas nous mènent vers des lieux plus boisés et moins peuplés.

Miyajima

 

Miyajima

Miyajima

Petits ponts, étangs, rivière et enfin le Daisho-in au pied du mont Misen. Gros coup de cœur pour ce lieu magnifique et plein de sérénité. J’aurais pu y rester des heures.

Daisho-in

Daisho-in

Daisho-in

Daisho-in

Daisho-in

Daisho-in

L’ile compte plusieurs spécialités culinaires que nous nous devions de goûter. Les huitres tout d’abord, cuisinées de plusieurs façons, et des desserts fourrés en forme de feuilles d’érable ensuite. On peut d’ailleurs assister à leur fabrication. Les japonais en achètent des quantités astronomiques ! C’est plutôt bon mais pas exceptionnel non plus, j’en profite donc pour tester une glace thé vert – vanille beaucoup plus satisfaisante.

Huitres de Miyajima

L’air de rien, il est temps de reprendre le bateau.

De retour à Hiroshima pour l’heure de l’apéro, on déguste les meilleurs calamars frits de notre vie puis on tente un resto où l’on commande par machine à l’entrée. Ca a un petit côté lunch garden mais les plats sont appétissants. Verdict : pas de la grande cuisine mais un rapport qualité-prix imbattable !

 

Jour 14 – Takayama

Lever à l’aube pour ce qui sera notre plus long trajet. Heureusement le petit-déjeuner est servi dès 5h du matin. On fera de toute façon l’appoint à la gare dans une super petite boulangerie. Les Alpes japonaises nous attendent !

Arrivés début d’après-midi, on dépose les sacs à la guesthouse, mangeons un bout au Seven Eleven d coin et partons découvrir cette jolie ville connue pour ses vieilles maisons en bois. L’atmosphère dans ces petites rues est douce et agréable, on en profite pour flâner entre magasins et distilleries de saké. Encore une fois, je vote pour la liqueur de prune !

Takayama

Takayama

Un parcours fléché nous emmène ensuite à travers parcs et champs avant d’enchaîner les temples. Fin de journée, il n’y a presque personnes, les temples sont juste à nous. Cet itinéraire, non mentionné par les guides, vaut vraiment la peine si l’on souhaite sortir des attractions principales de la ville.

Parc municipal

Temple en automne

Takayama

Le soleil se couche, on retourne s’installer puis on part à la recherche d’un établissement proposant du wagyu. On hésite entre barbecue et fondue… on se régale encore une fois !

Wagyu au barbecue

Takayama ne semble par contre pas très animée le soir, nous rentrons à l’hôtel puisque le départ sera matinal le lendemain. J’aurais voulu pouvoir explorer davantage la région, notamment les villages/musées traditionnels.

 

Jour 15 – Kamikoshi

Toujours dans les Alpes mais encore plus haut : Kamikochi ! L’air est pur et les feuillages déjà rouges et jaunes vifs. Dès mi-novembre, le village ferme pour plusieurs mois. Nous mesurons notre chance d’avoir un si beau ciel bleu fin octobre. Nous y arrivons avec d’autres randonneurs. Nous avons prévu d’y passer la nuit pour bénéficier du calme local et ne pas devoir rentrer avec le dernier bus.

Kamikochi

A peine la porte franchie, nous devons enfiler nos chaussons pour atteindre la réception. Et on ne rigole pas ! Heure du souper et du déjeuner sur rendez-vous, choix des boissons, visite de l’établissement et du onsen.

Après un pain fourré et l’achat de provisions, on se met en route. Ce n’est pas aussi sportif qu’à Hakone mais tout aussi beau. On longe la rivière, on traverse des plages de galets et des forêts. Et on tombe sur une famille de singes ! Ou plutôt l’inverse car ce sont eux qui déboulent sur notre sentier sans se soucier de nous le moins du monde. Ils restent un moment, jouent, mangent un bout… je suis fascinée.

Kamikochi

Kamikochi

Beaucoup de gens portent des clochettes pour marcher. C’est pour faire fuir les ours, apparemment assez nombreux dans la région. J’aurais voulu le savoir avant… ou ne pas le savoir du tout !

Kamikochi

Kamikochi

Kamikochi

Peintre au bord de l'eau

Kamikochi

On croise un photographe japonais avec qui l’on discute un peu et qui a immortalisé Kamikochi de la plus belle des manières. La nuit tombe, nous rentrons à l’hôtel et profitons d’un agréable moment de détente au onsen avec vue sur les montagnes. Les sommets qui nous entourent culminent à 3.000 m.

Kamikochi

Le repas, prévu à 18h pile, nous est rappelé à 17h50 par téléphone. Nous sommes toujours bien au Japon J La table est pourvue de nombreux petits plats très typiques ce qui nous permet de goûter énormément de choses.

 

Jour 15 – Tokyo

Retour à Tokyo, c’est la dernière étape de notre voyage et je suis déjà pleine de nostalgie. On a pris un petit hôtel dans le quartier chaud près de la gare de Shinjuku. Quel contraste avec Kamikochi !

Centres commerciaux immenses, lumières partout et grande foule, Shinjuku c’est un peu l’image qu’on a de Tokyo. On en profite pour faire un tour et aller boire un verre.

Le soir, on a rendez-vous avec des connaissances dans un bar karaoke. Marrant d’être ensemble là-bas. Ils commencent leur périple, nous finissons le nôtre. Et c’est au son d’un japonais bourré chantant du hard rock que nous finissons ce merveilleux voyage tout en contrastes et nuances.

Shinjuku

Jour 16

Tokyo Narita – Istanbul – Bruxelles

 

 

Cet article n’est que le reflet de mon expérience personnelle. On ne peut prétendre connaitre un pays comme le Japon en si peu de temps. Toutefois, si vous avez des questions et que je peux vous être utile, n’hésitez pas à me contacter.

En tout cas, sachez que si cette destination vous tente, elle est bien plus abordable que ce que l’on en dit habituellement et que les possibiltés y sont tellement vastes qu’il y en a pour tous les goûts.

Par ailleurs, si vous souhaitez en savoir plus sur la cuisine japonaise, je vous invite à consulter l’article que j’ai écrit pour le blog Yummy Planet à ce sujet.

Sayonara !

25 Réponses

  1. Mille fois merci pour ce beau partage. Grâce à vous j’ai voyagé ce matin. Le Japon est un pays qui me fascine depuis des années ( j’ai 46ans… )et j’espère pouvoir y aller un jour pour découvrir ce peuple si singulier. Ce matin vous avez contribué au renforcement de ce désir.

    • Merci beaucoup pour votre commentaire, ça me fait vraiment plaisir.
      Je ne peux que conseiller le Japon, ce fut l’un de mes plus beaux voyages.
      Je vous souhaite de pouvoir découvrir ce pays un jour prochain.

  2. Merci beaucoup pour votre commentaire, ça me fait vraiment plaisir.
    Je ne peux que conseiller le Japon, ce fut l’un de mes plus beaux voyages.
    Je vous souhaite de pouvoir découvrir ce pays un jour prochain.

  3. Linda Gilissen

    Bonjour,
    Merci pour ce partage cela renforce mon envie de partir au Japon.

    Je suis actuellement en plein préparatif pour notre voyage pour le Japon au mois de mai et j’aimerai que vous me conseillé si cet possible vous avez logé dans des business hôtel pouvez vous me communiquer lesquels et je voulais savoir si le Japan Rail passé était indispensable ou si il valait mieux utiliser des vols intérieurs?

    d’avance merci pour votre réponse.
    Linda

    • Avez-vous une adresse mail? Ce sera plus simple 🙂
      Vous pouvez également me contacter via facebook.

      A bientôt!

  4. Linda gilissen

    merci pour votre réponse je vous contacterais via facebook.

    à bientôt

  5. Merci de nous faire rêver avec un voyage comme celui-ci… Ça fait envie!! 🙂

  6. Bonjour,

    A quelle période êtes vous partis?
    Je projete de partir 3 semaines fin novembre .
    Savez vous si c’est propice niveau temperature.

    • Nous étions partis en octobre. A la fin du mois, on perdait quelques degrés alors qu’au début on profitait d’un « été indien ». Selon votre choix d’itinéraire, novembre peut être très bien aussi, surtout avec les belles couleurs qu’auront les arbres.

  7. […] arrivées dans mon assiette ! Avant de finir par une petite glace au thé vert. Petit hommage au Japon que je découvrais il y a tout juste un […]

  8. Bonsoir,
    Votre séjour m’inspire nous partons en septembre, nous avons du mal à évaluer les dépenses là bas. Pouvez vous me dire quel a été votre budget hors logement hors jr pass ?
    Merci beaucoup

  9. Bonjour, votre récit m’a définitivement convaincue et le Japon sera mon prochain voyage ! Pourriez vous me dire quel a été votre budget ainsi que me donner des adresses d’hôtel ?
    Merci d’avance 🙂

    • Bonjour,

      Ravie que cet article vous donne envie de découvrir ce superbe pays !

      Je vous réponds par mail.

      Amélia

  10. Superbe roadmap. J’envisage depuis longtemps d’aller au Japon et ce programme correspond presque à ce que je souhaite faire en 11 jours soit 9 jours sur place. Mais je ne sais ou reserver le vol, les hotels confort standard et ou Ryokans? J’ai un budget TTC ( voyage, hotel, depenses diverses de 2000€ mais je ne sais pas si ça peut se faire.
    PARIS -TOKYO
    JOUR 2&3 TOKYO
    JOUR4 Tokyo-Nikko-Tokyo (JR Pass)
    JOUR 5 Tokyo-Kamakura-Hakone
    JOUR 6 Hakone-Kyoto
    JOUR 7 Kyoto
    JOUR 8 Kyoto-Nara-Kyoto
    JOUR 9 Kyoto-Nara
    JOUR 10 Kyoto-Miyajima
    JOUR 11 Miyajima-Hiroshima-Osaka ou Tokyo (car je pense qu’il est plus facile de trouver un vol bon marche AR Paris-Tokyo?!)
    Pourriez-vous me preciser si mon budget tient la route ?
    Et si vous avez des suggestions pour les sites des resa vol, hotels etc… elles sont les bienvenues.
    Merci encore
    MC

  11. Le Japon est bien haut dans ma liste, j’espère vraiment y aller un jour..
    Très belle photos! Merci pour le partage
    Bonne journée

  12. Hello. Est il possible d avoir les noms des business hôtel ou vs avez logé? Nous prévoyons de partir en mars 2018. Je me rejouis encore plus après avoir lu ce carnet de voyage !!

    • Merci ! Il s’agit essentiellement de la chaine Toyoko Inn et du Urbain Hiroshima Central. Certains sont disponibles via les grands sites de réservation classique mais pour d’autres, il faut aller directement sur le site et il n’est pas possible de réserver plus de 6 ou 3 mois à l’avance.

      Bon voyage ! 🙂

  13. Bonjour Miss A, superbe récit de voyage.

    Nous partons en septembre prochain pour 15 jours au Japon et votre blog est une réelle source d’inspiration pour notre roadbook.
    Votre hôtel à Hakone avait l’air très sympa, seriez vous ok pour nous donner le nom ?

    Bonne journée et merci d’avance !!

    • Ravie que mon carnet de voyage puisse vous être utile !
      Je vous envoie les informations par mail.
      Bonne journée également.

  14. Super ton article, tu donnes vraiment de bonnes infos, merci pour ton partage. Je dois repartir dans 3 mois et donc ça va bien m’aider.
    J’avais pris un pocket wifi pour avoir internet et c’est vraiment utile!

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