Carnet de voyage – Chili

Classé dans : Horizons lointains | 2

 

Vallée de la lune

 

Le Chili, un étroit couloir de plusieurs milliers de kilomètres de long, un pays à l’histoire riche et agitée, une nature à couper le souffle… La cadre idéal pour de belles aventures !

 

Jours 1 et 2

Bruxelles – Madrid – Santiago – San Pedro d’Atacama

 

Jour 3

Nous voici enfin arrivés ! Première surprise, l’hôtel prévu ne peut nous accueillir et nous allons être replacés. On n’y a pas perdu au change ! San Pedro d’Atacama avec ses maisons blanches, son église à porte bleue et son fleuve de poussière comme rue principale, est une petite localité absolument charmante. Nous ne sommes évidemment pas les seuls étrangers présents pour découvrir la région. Ce mélange de population est particulièrement séduisant.

Mais nous n’avons pas le temps de nous attarder. Chaussures, sacs à dos, crème solaire et nous voilà partis à la découverte de la vallée de la lune. Un des plus beaux endroits que j’aie pu contempler à ce jour. Après une balade dans les dunes, nous avons assisté à un spectacle magique : toute une vallée où chaque pierre, chaque grain de sable s’est paré d’un ton rose rougeoyant sous l’effet du coucher de soleil. Un moment inoubliable et précieux.

De retour en « ville », sans prendre le temps de nous dépoussiérer, nous partons à la recherche d’un lieu où nous sustenter. Finalement, tout le monde est dans le même état.  Feu de bois et pisco, nous avons trouvé notre bonheur !

Nous nous endormirons au son d’un orchestre local qui joue au loin.

Vallée de la lune
Vallée de la lune
Vallée de la lune
Vallée de la lune

 

Jour 4

Après un bon petit déjeuner et un maté de coca pour nous tenir chaud, nous prenons la route vers de nouvelles découvertes. Un chauffeur/guide nous accompagne. Dans un français impeccable, il nous explique avoir passé une partie de sa vie à Bruxelles après l’exil de sa famille dans les années 70.

Après un passage par le village de Toconao parait-il vieux de 8000 ans et une promenade en cours de route, nous approchons des salines d’Atacama. Paysage lunaire à perte de vue ! Le volcan Lascar fume gentiment et le ciel est d’un azur sans tâche. L’altitude est de 2.500m et nous continuons à monter. Autour de nous, il n’y a rien mais tout est couleur ocre. A 3.500m, nous croisons des cultures en terrasses avant de nous arrêter dans le village de Socaire. Sous une lumière indicible, une piste nous emmène à plus haut, vers l’Altiplano. A 4.350m, le vent et le froid sont bien présents, certains se sentent essoufflés mais nous marchons vers deux joyaux : les lacs Miscanti et Miniques. En chemin nous apercevons nos premières vigognes, sorte de petits lamas sauvages. Nous reprenons la route face aux sommets enneigés pour atteindre la Laguna Tuyajto. Sous un vent indescriptible et les pieds souvent dans l’eau, nous entreprenons d’en faire le tour. L’endroit est grandiose mais nous finissons par regagner le 4X4, garé dans la neige. Dans un coin un peu plus abrité, nous sortons les sièges de camping et profitons de notre repas devant l’exceptionnel spectacle de la lagune. Les gobelets de vin rouge local volent dans tous les sens mais cela restera certainement l’un des meilleurs pique-nique de ma vie !

Retour à San Pedro pour quelques emplettes et extinctions des feux de bonne heure car le lendemain, nous démarrerons à 5h30 du matin.

Lac Miscanti
Lac Miscanti
Lac Miniques
Lac Miniques
Laguna Tuyajto
Laguna Tuyajto
Laguna Tuyajto
Laguna Tuyajto

 

Jour 5

A 7h du matin nous sommes sur place, chaudement habillés, prêt pour le lever du soleil sur les geysers. A 4.350m d’altitude avec un thermomètre affichant -9°.  A l’horizon, des colonnes de fumée blanche. Dans ce champ géothermique « El Tatio », nous découvrons une autre planète. La nuit, le gel crée un bouchon dans les orifices que la pression fait sauter le matin. Le soleil s’installe et nous en profitons pour prendre un petit déjeuner bien insolite. Nous envisageons de prendre un bain chaud sur place dans une piscine naturelle mais décidons de reprendre la route. Peut-être la peur de ne jamais arriver à en sortir ou bien de sentir de souffre pendant des jours ?

VigognesA 9h, il ne fait toujours que -4° et cependant le soleil tape déjà fort. Les vigognes nous regardent passer et un renard espère un casse-croute. Le paysage est majestueux et peuplé d’oiseaux. Nous faisons une pause dans le village de Machuca, 5 habitants permanents. Ca me dit quelque chose… Et pour cause, la photo de la couverture du « Routard Chili » que j’ai avec moi vient d’ici. Ou alors, d’un endroit sensiblement similaire. Les maisons sont vides pour la plupart. Leurs propriétaires sont partis à la ville et ne reviennent que pour les vacances.

Après un petit contrôle de police, nous voilà repartis ! Et cette fois, nous nous arrêtons à Toconao, village millénaire de 900 habitants et visitions sa petite église. Une belle métaphore de la terrible conquête espagnole nous montre un lama (=inca) et un âne (=espagnol) à l’entrée. En parlant de lama, nous allons en voir quelques uns. Triste cependant de savoir que les bébés lamas mâles finiront à la casserole avant leurs 4 ans…

El Tatio
El Tatio
El Tatio
El Tatio
Quelque part au nord du Chili
Quelque part au nord du Chili
Machuca
Machuca

 

Jour 6

Ce cinquième jour est un peu moins chargé que les précédents et ce n’est pas plus mal ! Nous avons ainsi l’occasion de nous balader en ville sous le soleil. A San Pedro, il existe un petit marché d’artisanat « local ». Quelques achats et cadeaux plus tard, nous reprenons la route. Cette fois, nous allons visiter la réserve nationale des flamants roses. Et il faut être attentif si vous souhaitez devenir incollable et reconnaitre les différents types de flamants.

L’endroit est splendide encore une fois. Le sol séché par le sel à perte de vue, le soleil se reflétant sur l’eau, les volcans au loin…

On ne se lasse pas d’admirer l’envol des oiseaux. Et pourtant, le soleil se couche déjà. Tout le décor se teinte de rose. Le moment est magique.

Salar d'Atacama
Salar d’Atacama
Salar d'Atacama
Salar d’Atacama

 

Jour 7

Petit déjeuner et empaquetage car nous partons en Bolivie !

Cette étape vous sera contée dans un autre carnet de voyage.

 

Jour 8

Après une incursion superbe mais fatigante en Bolivie, nous revoici au Chili. Un hôtel sans charme mais tout à fait confortable nous accueille près de l’aéroport.  Quel luxe d’avoir une chambre individuelle avec un grand lit, une douche chaude à volonté et internet !

 

Jour 9

Nous arrivons à Santiago dans l’après-midi. Notre hôtel, établi dans un immeuble des années 1920 est absolument charmant. Mais nous ne nous attardons pas et partons à la découverte de la ville. Evidemment après la magnificence des précédentes journées, la capitale chilienne parait bien fade mais il faut dire que c’est l’hiver là-bas à cette période de l’année. Elle ressemble à une ville européenne quelconque, la population est d’ailleurs très différente. Après une petite balade, une pause apéro s’impose et le Patio Bellavista a tout ce qu’il faut pour faire notre bonheur.

 

Santiago
Santiago

 

Jour 10

Après un délicieux petit déjeuner, nous partons véritablement à la découverte de Santiago et de ses collines pour profiter de la vue sur la ville. Que l’on regarde d’un côté ou de l’autre l’impression est très différente, riches et pauvres ne doivent pas se croiser souvent…  Le Palais de la Moneda, qui a vu la fin d’Allende lors du coup d’état de Pinochet, nous rappelle que le pays a vécu des heures bien sombres. Des traces de balles sont toujours visibles sur certains bâtiments. Direction ensuite le marché aux poissons, le Mercado central ! Un bel édifice art déco offrant une grande variété de produits. D’ailleurs, on en profite pour manger sur place avant de continuer à flâner dans les rues. Hélas, la pluie s’invite au programme et nous devons trouver un refuge pour boire un thé. La météo n’était décidément pas avec nous ce jour-là, nous décidons de retourner dans notre hôtel bien cosy pour y passer la soirée.

Cathédrale de Santiago
Cathédrale de Santiago
Mercado central
Mercado central

 

Jour 11

6h du matin et déjà à l’aéroport ! L’Ile de Pâques nous tend les bras !

Je n’aurais jamais cru un jour me rendre sur ce petit bout de terre mythique. Je savoure ma chance.

Après quelques heures de vol au-dessus du Pacifique, nous y voilà ! Toujours au Chili mais quel dépaysement ! La récupération des bagages est folklorique. Le seul tapis roulant du petit aéroport est en panne depuis des semaines et un seul préposé (le pauvre) s’occupe de vider les soutes. On nous accueille avec des colliers de fleurs façon Tahiti avant de nous emmener à l’hôtel.  Après un repas et une petite sieste, nous partons en repérage et croisons déjà les premiers moais le long de la mer. Nous arrivons à Hanga Roa, la « capitale » de l’ile et en profitons pour faire quelques emplettes pour pique-nique. On devine que l’approvisionnement ne doit pas toujours être facile ici. Retour à pied dans la nuit noire après un petit resto au milieu des hurlements des chiens errants qui peuplent l’ile. Heureusement qu’on avait une lampe frontale !

 

Ile de Pâques
Ile de Pâques
Hanga Roa
Hanga Roa
Bateau d'approvisionnement
Bateau d’approvisionnement

 

Jour 12

Tout le monde en mini jeep et c’est parti pour la découverte de Rapa Nui ! Sous un ciel dégagé après la pluie des dernières heures, nous commençons notre périple par la route des moais et la visite des sites de Vaihu et Akahanga, avec leurs statues géantes gisant au pied des « ahus », avant de continuer vers le volcan Rano Raraku. La promenade est magique avec vue sur mer : sur le chemin qui mène au cratère et à sa lagune intérieure, de nombreux moais sont abandonnés sur les pentes. Certains moais y atteignent une hauteur de 20 mètres et un poids de près de 200 tonnes ! Sans oublier les sites de Ahu Tongariki et Ahu Nau Nau.

Pour finir la journée, nous faisons un petit stop sur l’une des rares plages de l’ile, la plage d’Anakena. C’est fou d’être ici, si loin de la Belgique, les pieds dans le pacifique et des moais dans le dos….

Cette fois, nous faisons appel à un taxi pour rentrer à l’hôtel après avoir mangé un bout en ville dans un restaurant tenu par l’une de nos compatriotes. Le monde est petit et le moelleux au chocolat belge un vrai délice 😉

Moais
Moais
Moais
Moais
Rano Raraku
Rano Raraku
Carrière de moais
Carrière de moais

 

Jour 13

Nous commençons par le musée local, petit mais intéressant, avant de poursuivre avec le volcan Rano Kao, dont le cratère surplombe l’ile et offre une vue panoramique sur l’océan. Oserais-je dire encore une fois que c’est l’une des plus belles choses que j’aie vues ? Nous découvrons ensuite le site d’Orongo, village cérémoniel en pierre, situé à la lisière du cratère. C’est de là que les hommes partaient à l’assaut des iles et des falaises afin de ramener un œuf d’oiseau sacré. Le gagnant (ou plutôt le chef du champion) devenait le maitre de l’ile pour une année.

Lors de notre pause/lunch au port, nous avons une chance énorme ! Des tortues géantes se baladent dans les eaux claires tout près de nous. Elles ne semblent perturbées ni par les poissons ni par les chiens intrigués ou les enfants qui crient.

Après la visite d’une grotte maritime autrefois peinte, nous prenons la route vers le site de Ahu Vinapu. Dans les terres, une autre carrière nous attend, celle du cratère volcanique de Puna Pau dont la pierre rouge a servi à l’élaboration des couvre-chefs des moais. Quelle volonté et quelle patience avaient ces gens…

Cette journée est déjà bien remplie mais nous poussons jusqu’Ahu Akivi, l’un des seuls ahus situés à l’intérieur des terres. Fait unique également, les « Sept Moais », qui ont été relevés, regardent en direction de la mer.

Rano Kao
Rano Kao
Orongo
Orongo
Petit port
Petit port
Tortues dans le port
Tortues dans le port

 

Jour 14

Ce dimanche est notre jour de repos, grasse matinée, bon petit déjeuner puis marché à Hanga Roa. Nous en profitons pour ramener quelques souvenirs d’artisanat local. La journée s’écoulera doucement au soleil, un livre à la main. On s’offre un bon restaurant ce soir-là pour clôturer notre séjour en beauté. Et le pisco sour coule à flot 😉

 

Jour 15

Nous entamons notre périple de retour. Est-ce vraiment déjà fini ?

Attente en terrasse avant de traverser une partie de l’océan jusqu’à Santiago où la pluie battante ne nous remonte pas le moral. Arrivés tard à l’hôtel, le quartier est calme. Après un rapide souper, nous profitons de notre dernière nuit chilienne.

 

Jour 16

Santiago – Madrid – Bruxelles

Fin de l’aventure…

 

 

2 Réponses

  1. […] de mon voyage au Chili, j’ai eu l’occasion de faire une incursion de quelques jours en […]

  2. […] pour en savoir plus sur mon voyage au Chili, rendez-vous sur mon carnet de voyage […]

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