Carnet de voyage – Andalousie

Classé dans : Horizons lointains | 4

Andalousie

 

Une semaine pour découvrir l’essentiel de l’Andalousie : Séville – Cordoue – Grenade.

Pour essayer de comprendre son histoire, s’imprégner des goûts et des odeurs, profiter de sa lumière et de sa musique…

Evidemment j’aurais adoré voir la Sierra Nevada, les villages blancs, Cadix et Gibraltar (entre autres) mais on ne peut pas tout faire !

 

Une semaine de découvertes, c’est une belle pause dans le quotidien.

 

Et vous savez quoi ? Je reviendrai 😉

 

Jour 1 : Charleroi – Séville

Arrivée à Séville dans l’après-midi. Après un rapide trajet en bus qui nous amène à la gare, on cherche notre chemin vers l’hôtel. Et c’est au détour d’une rue qu’on rencontre Rafael, la cinquantaine joyeuse, qui connait la ville comme sa poche et propose de nous emmener à bon port. Il ne parle qu’espagnol mais il en a des choses à raconter ! Mes rudiments dans cette langue sont bien utiles ! Il adore sa ville, son pays, nous apprend plein de trucs autour d’une bière.

Nous arrivons finalement à notre logement pour les trois prochaines nuits. Un chouette petit hôtel bien situé et dédié à la littérature. Le réceptionniste est charmant et nous héritons de la chambre « 100 ans de solitude ». Nom de chambre qui peut parait un peu bizarre à certains mais un choix idéal pour moi puisqu’il s’agit surtout de l’une des œuvres du grand Gabriel Garcia Marquez, l’un de mes écrivains favoris. Bref, je suis absolument ravie 🙂

Rapidement la météo nous rattrape ! Nous avons apporté avec nous « la drache » belge ! On file dans les petites rues sous la pluie pour finir par se réfugier dans un bar à tapas. C’est l’heure de l’apéro non ? Jambon, fromage, tortilla… On s’adapte vite et on y passe la soirée !

 

Jour 2 : Séville

SévilleLes dieux de la météo ne sont pas avec nous. Il pleut. En mai, en Andalousie. Apparemment il pleut depuis une semaine. Finalement on a de la chance de ne pas être venus quelques jours plus tôt.

Nous nous décidons donc pour une visite abritée : la cathédrale. Nous ne sommes hélas pas les seuls à avoir eu cette lumineuse idée ! On fait la file, sous des trombes d’eau et un parapluie acheté pour l’occasion, avec des français qui sont effectivement arrivés la semaine passée et ont eu de la pluie tous les jours.

La cathédrale est immense.

On déambule, on admire, on va dire bonjour à Christophe Colomb et arrivés dans le patio des orangers, il ne pleut plus. C’est alors qu’on décide d’une ascension rapide de la Giralda (minaret reconverti en beffroi) en espérant avoir une vue un peu dégagée sur la ville (et même un peu de ciel bleu – soyons fous). Ce n’est pas encore un ciel de canicule mais la vue est 360° est splendide.

Séville

Séville

Séville

 

Petit repas en terrasse dans le Barrio de Santa Cruz, on ne comprend pas toute la carte mais on teste et on n’est pas déçu ! Le lieu semble n’avoir pas changé depuis 40 ans !

Séville

 

A peine le repas achevé, un orage éclate. On se décide à visiter l’Alcazar et là, miracle, le soleil revient !

Cet endroit est merveilleux. Au départ construit comme fort au Xe siècle, transformé en palais par la suite, c’est l’un des plus beaux exemples de l’architecture mudéjare.  De cours en salles, de fontaines en jardins, on y passe des heures et je n’ai aucune envie d’en sortir !

Séville

Séville

Séville

Séville

Séville

Séville

Séville

D’ailleurs quand on en sort, il est presque l’heure d’aller manger. Vous allez me dire : on mange tout le temps en Espagne ? Ce n’est pas faux ! Mais pour être tout à fait honnête, j’avouerai aussi que quand je voyage j’ai envie de tout goûter. Il faut profiter de chaque occasion !

Après un détour par les arènes (mais il était hors de question que j’assiste à une corrida) et le quartier de Triana, on vogue de terrasses en terrasses autour de la Plaza de la Alfalfa pour finir par arriver dans un super petit bar qui propose plein de bonnes choses à manger. On papote avec des américains, on mange, et si on allait voir un spectacle de flamenco ?!

J’avais quelques craintes, j’avais peur que ce soit longuet et ringard mais en fait c’est simplement génial ! La guitare, le chant, les deux danseurs, tout est parfait. J’en sors vraiment étonnée et convaincue. Si vous en avez l’occasion, je vous conseille vraiment de tenter l’expérience !

 

Jour 3 : Séville

Balade dans les petites rues, cafés en terrasse, la journée s’annonce moins culturelle même si on pousse la porte de quelques églises.

Passage obligé par le Metropol Parasol qui est décidément plus photogénique que réellement séduisant.

Séville

 

Il y a un monde fou sur la Plaza del Salvador, ancien forum de la ville romaine. La pause lunch des travailleurs a l’air assez animée ! A 1,20€ la bière, on comprend pourquoi et décide de s’arrêter un moment ! Avant d’aller manger bien entendu.

L’après-midi sera consacré à une balade dans le Parc Maria Luisa et à l’impressionnante Plaza de España.

Séville

Séville

 

On passera la soirée dans le « nouveau coin branché » de Séville : l’Alameda de Hercules. La place est idéale pour boire un verre, observer les locaux et essayer de les comprendre. Qu’est-ce qu’ils parlent vite quand même ! Les enfants jouent au ballon, les serveurs vont et viennent à toute vitesse, les chiens se baladent librement. Toute une ambiance.

Puis on s’offre un bon resto ! Des spécialités revisitées et surtout l’un des meilleurs cheesecakes de ma vie !

Retour à pieds en tombant sur une procession religieuse avec fanfare 🙂

Séville

Séville

 

Jour 4 : Séville – Cordoue

Dernier jour à Séville. Déjà ?

On profite une dernière fois des places et des ruelles puis direction la gare pour prendre le train qui nous emportera vers Cordoue.

Séville

 

Depuis que j’avais découvert sa grande mosquée lors d’un cours d’art musulman à l’université (il y a quelques bonnes années donc), Cordoue avait pour moi un air de rêve. Il fallait absolument que j’y aille un jour. La Mezquita, la labyrinthique cité médiévale, l’architecture si particulière de La Juderia… tout me faisait envie.

Après un peu de marche avec sac sur le dos, nous arrivons à l’hôtel, adorable avec son petit patio traditionnel.

En parlant de patio, le festival qui leur est dédié est actuellement en cours. Ce n’est pas ce qui avait guidé notre planning mais ça tombe bien. Il y a plus de monde mais toujours assez de petites rues désertes que pour ne pas se sentir oppressé. En dehors d’un énorme embouteillage humain devant la synagogue que nous n’irons du coup pas visiter.

Cordoue

Cordoue

Armés de notre petit plan du festival des patios, nous partons à la découverte de la ville et entrons dans les bâtiments quand c’est possible. C’est vraiment mignon. Une terrasse nous détournera un moment du droit chemin mais ce festival est vraiment une bonne occasion de découvrir l’architecture locale.

Cordoue

Cordoue

 

Un délicieux resto nous fera définitivement tomber sous le charme. Et le soir, c’est flamenco sur la Plaza de la Corredera, où se trouvait précédemment un amphithéâtre romain mais aussi les bûchers de l’inquisition.

Cordoue

 

On profite de la musique, on reprend un verre pour la route et direction les bras de Morphée !

 

Jour 5 : Cordoue – Grenade

On se lève à l’aube pour arpenter la Mezquita avant que la foule n’arrive. Le moment est magique. Je m’imprègne de l’atmosphère et prends des dizaines de photos. La mosquée était à la base une église et elle abrite aujourd’hui en son centre une cathédrale du 16e siècle. Un curieux mélange.

Cordoue

Cordoue

Cordoue

Cordoue

Cordoue

Cordoue

L’Alcazar n’est pas loin, tout comme le pont romain et la Torre de la Calahorra.

Cordoue

On ne se lasse pas d’arpenter la ville qui est particulièrement agréable. Après une pause dans le quartier du musée archéologique et un petit pique-nique, il est hélas déjà temps de la quitter.

Cette fois c’est en bus que nous rejoindrons notre dernière étape : Grenade ! Confortable, ponctuel, ce bus nous a fait voir du pays et des oliviers, tout en passant par Baena.

Le principal site à voir de Grenade c’est l’Alhambra évidemment, site magnifique, perché sur une colline avec la neige de la Sierra Nevada en arrière-plan. Bref un immanquable absolu ! Et comme nous avons encore une bonne partie l’après-midi devant nous et que ça ne ferme pas tôt, on décide de commencer par là. L’impatience règne !

Ça monte pour arriver jusque là à pied mais chez moi la motivation fait tout ! Les petites places avec terrasses ne me retiendront pas cette fois !

Grenade

Je ne vais pas jouer le mystère, c’est aussi beau que je l’espérais et j’y suis restée jusqu’à la fermeture.

Les somptueux palais, superbement décorés et entourés de jardins fleuris composent l’un des plus beaux endroits construits par l’homme que j’ai pu voir. L’Alcazaba est la partie la plus ancienne et on peut y parcourir remparts, tours et terrasses. C’est peut-être moins poétique mais la vue est à couper le souffle ! Dans un tout autre style, le surprenant Palacio de Carlos V vaut le coup d’œil : carré dehors et rond dedans. Mais mon coup de cœur va au Generalife avec ses jardins odorants et son palais d’été.

Grenade

Grenade

Grenade

Grenade

Grenade

Grenade

Grenade

Grenade

Grenade

Toujours émerveillés, nous redescendons vers les Places Santa Ana et Nueva pour aller prendre l’apéro puis manger dans un quartier bien fournis en établissement en tout genre derrière la Plaza del Carmen. Première paella, c’est un succès ! 🙂

 

Jour 6 : Grenade

Nos mollets vont encore un peu travailler ! Après un bon petit-déjeuner, nous voilà partis à l’assaut des sinueuses ruelles empierrées de l’Albaicín, quartier médiéval typique. Moi qui adore les petites rues, je suis comblée. Les maisons sont blanches, il fait calme, on se croirait dans les îles grecques.

Grenade

Grenade

Grenade

 

Puis on débouche au Mirador San Nicolas et on retrouve le monde.

Car la vue sur l’Alhambra et la Sierra Nevada est superbe à cet endroit.

Grenade

 

De ruelles en placettes, nous arrivons dans le quartier gitan de Grenade : le Sacromonte. Cela ne se voit pas au premier abord mais la grande majorité des habitations sont troglodytes. Les façades ne sont souvent là que pour donner un aspect « classique » à la maison. Certaines sont visitables et un musée leur est même dédié. Les gitans sont installés depuis longtemps en Andalousie et c’est chez eux qu’il faut d’ailleurs chercher l’origine du flamenco.

Grenade

 

Après un repas tardif près de la cathédrale, nous en profitons pour flâner dans les rues commerçantes. Puis on pousse la porte des églises, on découvre un ancien caravansérail et on rend hommage à Ferdinand et Isabelle qui reposent dans la Capilla Real.

Grenade

Grenade

 

Il est déjà temps de passer à l’apéro ! Mais pour la première fois, notre commande n’est pas à la hauteur de l’environnement. Sans parler du tapas/burger rose ! On change vite d’endroit et là, on est vraiment bien tombés !

 

Jour 7 : Grenade

Nous avons déjà arpenté la majorité des quartiers du centre mais j’ai un goût de trop peu concernant l’Albaicín et ses maisons blanches. C’est donc reparti pour un peu de sport. On prend notre temps, on fait des pauses pour admirer le paysage, on entre dans les monastères, on fait le marché… La belle vie !

Grenade

Grenade

Grenade

Grenade

Nos pas nous mèneront vers une petite place un peu plus au calme que San Nicolas, idéale pour savourer le moment.

Grenade

 

On finira la journée dans le bas de la ville, là où nous dormons, près du Rio Genil. Un bon bouquin dans un parc avec en fond sonore un vieux monsieur chantant du flamenco, c’est ça être en vacances !

Apéro, tapas, rien de plus habituel pour l’Andalousie, mais à la mode mexicaine cette fois. Il faut varier les plaisirs !

 

Jour 8 : Grenade – Bruxelles

Incroyable mais vrai, il est déjà temps de reprendre l’avion vers la Belgique.

Tôt le matin, nous traversons la ville entièrement vide. Quel contraste avec l’intensité de ces derniers jours…

 

 

Grenade

Petits conseils :

Nous avons voyagé en transports en commun. Pour un voyage de ce type, c’est la solution la plus pratique et la moins onéreuse (essayez de rouler dans le Sacromonte à Grenade ou la Juederia à Cordoue !). Pour les trains, c’est le site renfe.com qu’il faut consulter. Pour les bus, plusieurs solutions sont possibles mais nous avons voyagé avec Alsa.

Si les tapas sont présents partout en Andalousie, ils sont automatiques à Grenade dès que vous commander un verre.

Beaucoup de monuments sont réservables à l’avance mais cela vaut particulièrement la peine pour l’Alhambra car il est difficile à certaines périodes d’obtenir des billets pour le jour même.

 

 

 

 

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter.

Je me ferai un plaisir de vous en dire plus sur cette superbe région !

 

4 Réponses

  1. Il fait longtemps qu’on a envie d’y aller avec Oli et encore plus après votre expérience!! Il nous manque encore beaucoup à découvrir ensemble au Sud de L’Espagne 😉 Je suis contente que finalement la météo belge ne vous a pas suivi toute la semaine!

    • Le premier jour a été un peu pluvieux mais le soleil espagnol est vite revenu 🙂
      Ca vous plairait beaucoup, j’en suis certaine !

  2. On passera là bas prochainement mais juste le temps d’un weekend alors on n’aura pas le temps de tout visiter mais on notera quand même ces adresses et on visitera ce qu’on pourra. Les autres pour une autre prochaine fois

    • Chacune de ces villes en vaut la peine, y retourner plusieurs fois n’est pas une mauvaise idée 😉

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